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Les manifestations de la complexité sociale sous les formes très diverses qu’elles ont prises au Proche et Moyen Orient, sont au coeur des recherches de l’équipe. Dans une région, aussi vaste et différenciée, on ne prétend pas couvrir tout le champ des expériences humaines, mais analyser en profondeur quelques cas choisis dans des milieux physiques et humains contrastés, à des époques différentes. La reconnaissance de cette pluralité conduit à ne pas privilégier une approche unitaire, mais au contraire à accepter la diversité des processus qui ont ou n’ont pas conduit à l’apparition de structures étatiques et de villes, et à documenter les interactions entre ces multiples chemins de l’évolution.
Ces analyses peuvent concerner des régions où les études sont anciennes, ce qui ne signifie pas qu’elles ne puissent pas être renouvelées, à Chypre, au Levant, en Mésopotamie et en Anatolie, tandis que d’autres portent sur des zones encore sous-étudiées où sont documentées des formes de sociétés complexes qui ne sauraient être assimilées à la simple diffusion d’un modèle original depuis une prétendue zone nucléaire. C’est le cas au contact du monde nomade des steppes dans le Turkmenistan, ou encore dans les déserts et sur les franges côtières hyper-arides de l’Arabie.



